Violence émotionnelle en couple

Pour vous aider à savoir où vous en êtes en couple. Vous êtes troublé par le comportement de l’autre, mais comment savoir s’il est temps de vous protéger de l’autre. Et quelles étapes à suivre alors ?

Beaucoup d’hommes et de femmes me consultant n’ont souvent pas conscience de la gravité des faits sur eux et leurs enfants qui assistent aux scènes de ménage. J’ai voulu vous partager cet article.

Quand Femme Actuelle a envie de faire connaître les bienfaits de la gestalt-thérapie

Gestalt-thérapie

La Gestalt-thérapie est une psychothérapie focalisée sur le présent et la responsabilisation du patient.

Gestalt-thérapie

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Origine de la Gestalt-thérapie

Le mot Gestalt est un dérivé du verbe allemand gestalten signifiant “mettre en forme” ou “donner une structure”.

La Gestalt-thérapie a été élaborée en 1951 par Fritz Perls, médecin psychiatre et psychanalyste allemand immigré aux Etats-Unis avec sa femme Laura, psychologue, et Paul Goodman, philosophe et littérateur. Ils se sont inspirés et démarqués de plusieurs courants de la psychanalyse à la philosophie. Vingt ans plus tard, cette thérapie faisait son apparition en Europe.

Principe de la Gestalt-thérapie

Confronté à ses problèmes personnels, l’individu cherche des réponses dans les causes, le “pourquoi” des difficultés. En Gestalt-thérapie, le patient est invité à se concentrer sur le présent et sur le “comment”, c’est-à-dire le processus qui conduit à ces difficultés.

S’inscrivant dans le courant de la psychologie humaniste, existentielle et relationnelle, la Gestalt-thérapie cherche à développer l’autonomie du patient, sa responsabilité et sa créativité. Le concept d’ajustement créatif est d’ailleurs au cœur de cette thérapie, car c’est ce processus qui permet d’engendrer un changement.

La Gestalt-thérapie a une vision globale de l’être humain. Ses dimensions physiques, mentales, affectives, émotionnelles ne peuvent être considérées séparément. De plus, la personne est considérée comme inséparable de son environnement, avec lequel elle est en interaction permanente : interactions avec l’autre ou les autres sur les plans personnel, professionnel et social.

Pourquoi consulter un Gestalt-thérapeute ?

En psychothérapie, la Gestalt-thérapie s’adresse à toute personne, sans restriction d’âge, souffrant de :

– problèmes relationnels allant de la timidité au sentiment d’exclusion ;

– problèmes sentimentaux et affectifs : rupture difficile, problème de couple ;

– troubles psychiques : anxiété, dépression, troubles bipolaires, troubles psychosomatiques ;

– troubles alimentaires.

La Gestalt-thérapie est une approche aussi utilisée en développement personnel. Elle permet en effet à celui qui le désire de reprendre sa vie en main, d’affirmer son potentiel et de s’épanouir. C’est pourquoi elle est de plus en plus pratiquée en coaching d’entreprise pour dynamiser les équipes et les cadres.

Comment pratique-t-on la Gestalt-thérapie ?

Lors de la première consultation, le thérapeute dialogue avec son patient pour clarifier les raisons de sa venue et répondre à ses questions éventuelles.

A la suite de cet entretien préalable, ils décident ensemble de la forme de thérapie la mieux adaptée à sa situation : séance individuelle ou séance collective. Ils doivent également déterminer le rythme et la durée des séances, la durée de la thérapie, les tarifs et les modalités de la fin de thérapie.

En règle générale, la Gestalt-thérapie est une démarche qui s’inscrit sur le moyen à long terme. Elle est effectuée au minimum une fois par semaine durant deux à trois ans. Après quelques mois, les patients ressentent un mieux dans leurs relations et leur vie au quotidien, mais il leur faut plus de temps pour consolider les acquis durablement.

La Gestalt-thérapie est également proposée lors de séances de coaching en entreprise.

Contre-indications à la Gestalt-thérapie

Il n’existe aucune contre-indication à la pratique de la Gestalt-thérapie. Dans le cas de troubles mentaux graves, elle sera complétée par un traitement médicamenteux prescrit par le psychiatre. Il arrive que le Gestalt-thérapeute travaille dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire, incluant le médecin généraliste ou un psychiatre, par exemple si un soutien par antidépresseurs s’avère nécessaire.

Comment se déroule une séance de Gestalt-thérapie ?

Le Gestalt-thérapeute reste centré sur la manière dont le patient interagit avec lui, les autres participants (groupe) ou objets (supports artistiques). La séance de thérapie s’organise généralement sur trois axes :

– la verbalisation : le patient évoque ses difficultés, ses craintes, ses envies. Durant ce temps, le thérapeute lui demande d’être également attentif à son ressenti émotionnel et à ses gestes ;

– l’expérimentation : le thérapeute propose au patient d’exagérer ses mouvements inconscients, repérés lors de la première phase. Il peut également lui proposer des jeux de rôle ou faire appel à sa créativité artistique ;

– le changement : à partir des échanges effectués lors de la seconde phase, le Gestalt-thérapeute recherche des pistes avec son patient pour amorcer un changement dans les modes de contact de ce dernier, ainsi que ses relations avec son environnement. 

Comment choisir son Gestalt-thérapeute ?

En France, 600 thérapeutes environ exercent la Gestalt-thérapie. Le cursus de formation dure cinq ans. Il est également demandé aux élèves de suivre personnellement une thérapie sur trois ans minimum et d’être suivi en supervision tout au long de leur exercice professionnel.

Il est recommandé de rencontrer plusieurs Gestalt-thérapeutes avant de faire son choix. Le plus important est de se sentir accueilli et à l’aise dans la relation.

Il existe deux annuaires complémentaires dressant la liste des professionnels de la Gestalt-thérapie :

– celui du Collège européen de Gestalt-thérapie (CEG-t) avec des thérapeutes exerçant en France, Belgique, Suisse, Luxembourg ;

– celui de la Société française de Gestalt.

Durée et prix d’une séance de Gestalt-thérapie

Une thérapie individuelle s’inscrit dans la durée, à raison d’une séance de 45 min à une heure par semaine, pendant deux ans en moyenne. Les prix sont fixés par le praticien et varient de 35 à 80 euros.

En groupe, les prix sont fixés entre 50 et 140 euros selon la durée du stage proposé. Il existe des groupes ponctuels, d’autres réguliers, qui se réunissent en soirée, journée, week-end ou sur plusieurs jours.

Les séances de Gestalt-thérapie ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale, sauf si elles sont réalisées par un psychiatre. Certaines mutuelles prévoient des prises en charge. Renseignez-vous auprès de votre organisme d’affiliation.

Livres sur la Gestalt-thérapie

– La Gestalt-thérapie, Martine Périou, InterEditions : un ouvrage facile d’accès qui développe l’histoire de la Gestalt-thérapie, ses principaux concepts et sa pratique.

– Gestalt : l’art du contact, Serge Ginger éd. Marabout, (9e édition) : un livre facile à lire, illustré d’exemples, d’informations sur le cerveau, la psychopathologie et les rêves.

– La Gestalt-thérapie ; une démarche novatrice, Chantal Masquelier-Savatier, InterEditions : une présentation complète et accessible à un lecteur qui veut s’informer sur la Gestalt-thérapie.

Sites Internet consacrés à la Gestalt-thérapie

– Le site de la Gestalt-thérapie: le site de la coordination de deux organismes de professionnels : la Société française de Gestalt et le CEG-t Collège Européen de Gestalt-therapie de langue française.

Le pouvoir de l’engagement de Goethe

Le pouvoir de l’engagement de Goethe

Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours.

En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides. Dès le moment où on s’engage pleinement, la providence se met également en marche.

Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes sortes de choses qui sinon n’auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d’évènements, de situation et de décision crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin.

Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie.

Débute maintenant.

La construction de sens, désormais sur prescription médicale ?

Le texte suivant écrit en 2003 par Jean Marie Robine est hélas toujours d’actualité ! Soyons unis pour résister à ce risque de médicaliser et légiférer la psychothérapie !

A l’attention du journal « Le Monde », 15 octobre 2003
Réflexions à propos de l’amendement Accoyer réglementant
l’exercice de la psychothérapie adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture.

La construction de sens, désormais sur prescription médicale ?
Jean-Marie ROBINE

L’adoption précipitée par l’Assemblée Nationale d’un amendement permettant à la loi de définir l’exercice de la psychothérapie, si elle devait se trouver confirmée par les deux Chambres selon les procédures habituelles de notre République, pose et résout dans un même acte un problème de fond. Seraient posés, en conséquence de cette loi, de nombreuses questions de territoire, de pouvoir, de défense des corporations, de protection des usagers, de budget de la Sécurité Sociale, de choix de société…, mais, au travers de la réponse qu’apporte cette loi, se trouve surtout redéfini – par élargissement – l’emprise de la médecine dans notre vie sociale.
La souffrance qui s’exprime dans le cabinet du psychothérapeute devient, entre les mains du législateur, un « trouble mental » et acquiert de ce fait un statut de maladie. Les seuls professionnels traditionnellement habilités à affronter la maladie sont les médecins ou leurs délégués, sous leur contrôle. De la souffrance au trouble, du trouble à la maladie, de la maladie au médecin.
Le « trouble mental », s’il peut et parfois doit être abordé comme « maladie », fera appel à une expertise en matière de soins et le modèle médical sera non seulement bienvenu mais souhaitable ou nécessaire. Mais toute souffrance n’est pas une maladie. Le Pr. Henri Ey, un des pères de la psychiatrie française, rappelait que « toute subversion, tout malheur, tout drame et tout conflit n’est pas maladie, contrairement à l’opinion systématiquement prêtée à tous les psychiatres et adoptée par trop d’entre eux ».
Faut-il médicaliser le deuil ? Médicaliser les souffrances amoureuses ? Médicaliser l’échec scolaire ? Médicaliser les ruptures et les abandons ? Médicaliser la honte d’être ? Médicaliser les peurs ? Médicaliser les relations parents-enfants ? Par voie de conséquence, la Sécurité Sociale devra-t-elle prendre en charge les ruptures conjugales au même titre que les ruptures d’anévrisme ? Un sujet n’aura-t-il d’autre choix que de médicaliser sa souffrance, de devoir la présenter comme pathologique pour avoir la possibilité et le droit de la proposer à l’écoute transformatrice d’un autre ? Cette écoute devra-t-elle uniquement prendre la forme nomenclaturée d’un traitement de trouble mental pour que puisse se construire un sens qui, peut-être, se dérobait jusque là ? Une immense majorité des psychiatres qui pratiquent la psychothérapie avec des personnes non porteuses de « troubles mentaux » ont d’ailleurs, depuis longtemps, refusé de considérer cet acte comme médical et de faire intervenir la Sécurité Sociale dans leur prise en charge.
Il n’est pas de vie sans souffrance, il n’est pas de vie sans angoisse. Parfois le sujet rencontre les limites de ce qu’il peut faire dans sa solitude pour en construire du sens. Il cherche un autre, et cet autre est parfois le psychothérapeute. Ce dernier ne détient certes pas le monopole de cette fonction et il ne le revendique d’ailleurs pas. Sa formation longue et spécifique, son analyse ou sa thérapie personnelle, sa supervision régulière, son engagement éthique et déontologique ont toutefois pour fonction essentielle de lui permettre de se déprendre de ses propres significations a-prioriques au profit d’une élaboration conjointe qui permette au sujet de s’apparaître dans l’ouvert de la situation de rencontre, de créer un sens à l’occasion de cet autre.
Le modèle du soin médical est un modèle fondé sur l’expertise de l’un au bénéfice de l’autre. Comme l’est inévitablement toute connaissance qui se veut scientifique, la connaissance requise est une connaissance qui aborde son sujet comme un objet. La connaissance de l’Homme y échappe rarement. Les approches psychologiques traditionnelles sont majoritairement inscrites dans ce même lignage et pratiquent sur base de qu’on pourrait appeler « une psychologie-à-une-personne », celle qui nous est familière depuis des millénaires et qui relève de la même logique que la relation soignant/soigné. Elle a sa validité, elle a fait ses preuves et il ne saurait être question de la disqualifier ou d’en minimiser son intérêt.
Mais les psychothérapies contemporaines s’appuient sur une psychologie-à-deux-personnes, ce qui constitue un changement radical de paradigme, un changement de mode de pensée. Cela prend des formes et des noms différents selon les approches : transfert/contre-transfert, champ, situation, rencontre, Je-Tu, entre-deux…, dans tous les cas, délocalisation de « l’objet » – qui se déplace de l’humain en souffrance à ce qui se passe entre les deux – et donc délocalisation de la compétence requise. La spécificité de ce changement de perspective réside dans le fait qu’il ne s’oppose pas aux modèles à-une-personne mais dans le fait qu’il les inclut en les dépassant. Mais dans une majorité de situations, en particulier celles qui ne sauraient relever d’une désignation en terme de maladie, la mise en œuvre du modèle soignant-soigné va à l’encontre du travail psychothérapeutique.
Un psychothérapeute New-Yorkais, Michael V. Miller, par ailleurs chroniqueur au New-York Times Books Review, proposait récemment, dans un de ses écrits, une lecture de l’évolution des psychothérapies : il faisait remarquer que la psychothérapie contemporaine avait constitué l’essentiel de ses fondements dans les pays de langue allemande au cours de la première moitié du XX° siècle, puis que ce fut le continent américain qui avait ensuite permis l’essor de ces approches, mais qu’aujourd’hui, l’évolution mondiale des psychothérapies se retournait vers la vieille Europe et était surtout redevable aux penseurs et philosophes français comme Levinas, Foucault, Derrida, Deleuze, Lacan… Désolé, chers collègues du monde entier, il vous faudra désormais penser sans nous, car chez nous Socrate est en passe d’être assassiné par Hippocrate.

Jean-Marie ROBINE est psychothérapeute didacticien, psychologue clinicien, en exercice depuis 1967. Il a fondé l’Institut Français de Gestalt-thérapie

La Gestalt thérapie

La Gestalt est une approche humaniste et existentielle. Elle intègre comment nous créons du sens et de l’existant dans l’instant présent, c’est à dire la globalité de notre corps, nos pensées et nos émotions. Elle permet de créer des choix pour une vie meilleure.

Gestalt est un mot allemand que l’on peut traduire par “la forme”, “ce qui apparaît”, la ‘figure” . En d’autres termes, qu’est ce qui prend forme à cet instant dans le champ relationnel et organisationnel entre le patient et le thérapeute ? Apparue en Allemagne au début du XXe siècle, la théorie de la Gestalt relève d’abord de la philosophie et de la psychologie. Elle se serait développée partiellement en réaction à la tendance dominante en psychologie à cette époque, où l’on cherchait à isoler les éléments les uns des autres. Or, selon la Gestalt, ce que l’on perçoit, sur tous les plans, s’organise non par agrégats de morceaux, mais par ensembles – le tout étant plus grand que la somme de ses parties et différent de celles-ci. Quand on reconnaît quelqu’un, par exemple, c’est instantanément l’ensemble du visage qui a du sens.